Une femme invente un préservatif qui lutterait contre les viols.

Rien qu’en France, plus de 260 viols ou tentatives de viols seraient commis chaque jour. Les femmes sont trois fois plus souvent victimes de violences sexuelles et cette folie les conduit à vivre traumatisées par l’horreur qu’elles ont vécue pour le reste de leur vie. Selon les statistiques, l’Afrique du Sud arrive deuxième dans le classement des pays qui comptent le plus de viols par an (plus de 66 000 en 2010). C’est énorme, surtout lorsqu’on sait que la grande majorité des victimes ne dénonce par l'agression.  

Sonette Ehlers est une citoyenne sud-africaine qui travaille avec les victimes de viol. Lorsqu’elle s’est rendue compte à quel point ce problème était grave dans son pays, elle a compris qu’il fallait prendre une mesure drastique pour protéger les femmes et a eu l’idée d’une invention vraiment insolite.

Sonette a pris un préservatif féminin qu’elle a modifié pour le transformer en arme qui aiderait les femmes à repousser les violeurs. Elle appelle son invention la “hache du viol”. La particularité de ce préservatif ? À l’intérieur sont accrochés des crochets en plastique très coupants qui s’enfoncent dans le pénis dès qu’il pénètre le vagin. Selon Sonette, ce préservatif permettrait de stopper l’agression avant que le violeur ne puisse terminer son crime. Pendant qu’il se tord de douleur, la victime pourrait avoir le temps de s’enfuir si son état le permet. 

Une fois enfoncés dans la chair, les crochets ne peuvent être retirés que de manière chirurgicale, ce qui signifie que le violeur pourra être appréhendé par la police s’il se rend à l’hôpital. Si la “hache du viol” n’empêche pas à proprement parler le viol, il protège en revanche les femmes des MST et des grossesses résultant d’une agression. Ce préservatif peut être porté pendant 24h et il est toujours possible d’insérer un tampon dans le vagin sans aucun problème. Plusieurs tests ont montré que les femmes ne courraient aucun risque de blessure pour elles-mêmes en le portant. 

Pourtant, certaines voix s’élèvent déjà pour dénoncer ce projet, arguant que la douleur pourrait rendre les violeurs encore plus agressifs. Le risque est qu’ils se montrent alors encore plus violents avec leurs victimes. Les critiques soulignent également que ce préservatif protège uniquement contre le viol vaginal et qu’il n’est efficace que s’il y a pénétration.

Les partisans de ce préservatif défendent au contraire qu’il permettra au violeur de ne pas récidiver et qu’aucune solution n’ayant encore été trouvée contre le viol, cette manière-là de s’en protéger est déjà une avancée pour la victime. De plus, ils espèrent que les criminels, sachant que ce préservatif existe, renonceront à passer à l’acte, de peur que leur victime n’en porte un. 

Ce projet est toujours au stade de développement et a besoin de plus d’investissements avant que la “hache du viol” ne voie vraiment le jour. Ce préservatif ne conviendra sans doute pas à toutes les femmes, mais pour celles qui vivent constamment en situation à risques, il pourrait être une arme contre leur agresseur. Et même si cette idée semble être la solution de dernier recours, elle a au moins le mérite de vouloir protéger les victimes, et ça, c’est toujours mieux que de constater sans rien proposer pour faire bouger les mentalités.

Source:

Antirape, Facebook

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