L'asticothérapie pourrait être la réponse à la résistance aux antibio

L'idée de mettre des larves (p. ex. des asticots) dans une plaie ouverte pour la soigner est à la fois immonde et terrifiante pour la plupart des personnes, même si cette méthode s'est montrée très efficace pour le traitement de certaines infections chroniques par le passé. Comme nous le savons, la découverte et l'utilisation répandue des antibiotiques a vite remplacé ce traitement pour des raisons qui semblent évidentes.

Twitter/ Shane Matthew Neave

Mais si on tient compte de toutes les personnes qui sont résistantes aux antibiotiques, il n'est pas impensable que la larvothérapie fasse son come-back.

Qu'est-ce que la larvothérapie ou asticothérapie ?

Les larves (de mouche verte) sont placées à l'intérieur d'une plaie ouverte afin qu'elles consomment les tissus nécrosés. Leurs sécrétions tuent les germes et même les bactéries résistantes aux antibiotiques telles que le Staphylococcus, et permettent de nettoyer la blessure. Ainsi, cela facilite la cicatrisation des tissus sains et évite la formation d'autres bactéries.

Comment ça marche ?

Il existe deux formes de traitement. Le premier consiste à placer les asticots dans la plaie (environ dix larves pour chaque centimètre carré de la blessure). Un gel hydroalcoolique recouvre les bords de la plaie afin d'éviter que les asticots ne se baladent en dehors.

Flickr/ Cory Doctorow

Ensuite, un filet perméable est placé sur la plaie contenant les larves, et recouvert de gazes et de bandages.

YouTube/ Healthpoint

La seconde forme de traitement consiste en ce que l'on appelle les "Biobag", des poches poreuses en gaze synthétique contenant des larves qui entrent en contact avec la plaie. Cette option est la moins troublante pour les patients étant donné qu'ainsi, ils ne peuvent pas voir les asticots.

Dans les deux cas, les pansements doivent être changés tous les deux jours et l'opération se répète jusqu'au nettoyage complet de la blessure.

Flickr/ Petras Gagilas

L'asticothérapie est une bonne alternative pour les patients ne répondant pas aux effets des antibiotiques et pourrait être utilisée plus couramment dans les années à venir.

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